Notre sens magique
- kortalexandra
- 3 nov. 2025
- 12 min de lecture
Cher.e toi,
J'arrive dans notre espace de connexion, enveloppée de l'étole automnale qui me suit depuis le retour des fraicheurs rousses. En compagnie des envies de cannelle, de bains de soleil emmitouflés et de chaleur humaine cocoonée.
Tout ceci m'inspire la douceur et l'émerveillement partagé.
Alors aujourd'hui, je t'offre une histoire pour enfants que j'ai écrite il y a 10 ans. Il y avait dans ces lignes, entre fragilité et chaleur, une sensibilité qui me touchait. Un message précieux qui ne m'a pas quittée depuis. Souvent, me reviennent les images qui s'étaient alors fabriquées à travers mes mots.
Pour l'enfant en toi qui est déjà installé.e sur ses coussins, prêt.e à écouter l'histoire. Pour celles et ceux autour de toi, qui veulent se joindre à ce doux voyage initiatique.
Prenons de généreuses respirations.
En lien avec nos sensations, laissons ces mots nous conter notre sens magique...
De ma solitude à la tienne, ensemble


Est-ce que vous croyez à la magie ?
Je ne parle pas de tours de magie qui font apparaitre un lapin dans un chapeau ou qui font disparaitre un éléphant derrière un drap. Je parle de la Vraie Magie, celle qui transforme les gens parce qu’elle leur montre les belles choses de la vie. Celle qui les rend heureux. Il faut y croire, je vous assure. Moi je sais qu’elle existe, je l’ai vue de mes propres yeux. Si vous avez encore des doutes, écoutez donc mon histoire…
Quand j’étais petit, j’habitais dans un tout petit village au creux des montagnes, avec mes parents et mon petit-frère. Nous y vivions comme dans un cocon, au rythme des saisons, éloignés de l’agitation des grandes villes.
L’année de mes dix ans, l’hiver a été difficile. Nous avons dû rester enfermés dans la maison presque toute la saison. D’habitude, ma mère partait à la ville pour aller travailler. Il lui arrivait souvent de ne pas rentrer pendant un ou deux mois à cause du mauvais temps et des routes en mauvais état trop dangereuses. C’est notre père qui s’occupait de nous, avant de partir à son tour travailler au printemps. Mais cette année-là, quelque chose de bizarre s’était passé. Maman n’était pas partie travailler, elle restait tout le temps au lit. Elle pleurait souvent... Papa nous disait qu’elle n’était pas malade mais qu’elle ne se sentait pas bien, qu'il y avait des passages comme ça dans la vie. C'était comme un hiver à l'intérieur d'elle et que son printemps reviendrait. Ce qui aidait c'était de continuer à s'occuper de soi et de veiller les uns sur les autres, comme quand on met des buches dans le feu pour garder la maison au chaud.
Souvent le soir, nous allions tous les trois auprès d’elle pour lui parler, faire des jeux, essayer de la faire rire, et parfois ça marchait. Mais, une fois de retour dans ma chambre, je réfléchissais, je me demandais ce que je pourrais bien faire pour chasser la tristesse installée dans le corps de ma maman. Je pouvais passer des heures assis à mon bureau, penché sur un papier et des crayons de couleur pour essayer de trouver une solution.
« Vas voir le Zoyeux Mazicien ! »
Un soir, mon petit-frère s’est introduit discrètement dans ma chambre. Je compris plus tard qu’il m’observait depuis des semaines, et avait décidé, lui aussi, de passer à l’action.
« Mais Simon, tu ne dors pas ? Il est tard, vas te coucher.
−Tu crois que ze peux dormir moi ? Ze suis comme toi, ze veux découvrir le remède qui va libérer maman du mauvais sort qui lui a été zeté par ze ne sais qui.
−Mais, c’est qui ce Joyeux Magicien dont tu me parles ?
−C’est un très vieux monsieur qui habite là-haut, dans la petite montagne d’en-face. Ze ne peut pas te dire comment ze le sais, ze dois rester discret… Mais il est certain qu’il pourra aider maman. Tu vois la petite lumière qu’on aperçoit en face tous les soirs au loin ? Et bien, c’est lui.
−Simon, je ne sais pas qui t’a raconté ces histoires, mais c’est n’importe quoi, alors vas te coucher !
−Moi ze pense que tu devrais réfléchir un peu plus avant de juger. À moi on m’a dit, "il suffit simplement d’y croire"... Bonne nuit frérot ! »
Je m’étais toujours dit qu’il n’était pas comme les autres mon frère. Avec son zozotement et ses remarques surprenantes, toujours discrètes mais bien placées, j’avais toujours pensé qu’il était peut-être une sorte d’être surnaturel. Et ça m’énervait ! Il n’avait que six ans après tout, c’était moi le grand, et c’était lui qui avait toujours des idées nouvelles…
Cette nuit-là, je restai collé à ma fenêtre pour essayer de voir ce qui se passait à côté de ce petit point de lumière dans la montagne en face. La nuit était noire, le point était très loin et, de toute façon, la fatigue me fit tomber dans un sommeil profond assez rapidement. Je fis des rêves extraordinaires dont je ne me souvins pas précisément, mais je me réveillai le lendemain avec un grand sourire. Peut-être que Simon me racontait n’importe quoi, mais c’était fait, j’étais intrigué et je décidai d’aller rendre visite à ce Joyeux Magicien, dès le soir-même.
Toute la journée, je préparai mon excursion du soir. Je rassemblai des vêtements chauds et étanches, une lampe torche avec des piles de rechange au cas où, et de la nourriture. Le soir, au diner, je repris deux fois de chaque plat, puis allai me préparer dans ma chambre.
« Ze viens avec toi !
−Ah non Simon, toi tu restes bien au chaud ici, c’est trop dangereux.
−Z’ai moi aussi des choses à lui demander. Ze viens avec toi.
−Bon, comme tu veux, mais je te préviens, je ne t’attendrai pas dans les côtes trop difficiles pour toi, et si tu as froid je
−Ze suis entrainé. Tais-toi et avance. »
Ça partait mal, le voilà qui jouait les chefs maintenant… Tant pis, il se faisait tard, alors nous nous mîmes en route.
La nuit était splendide. Le ciel était bleu très foncé et les étoiles scintillaient de partout. La lune en croissant nous donnait suffisamment de lumière pour avancer sans la lampe torche. Le village était endormi et on croyait même entendre les montagnes ronfler.
Une fois le chemin fait jusqu’en bas de la montagne, il fallait à présent monter. Après avoir fait quelques pas sous les arbres, je vis au bord du chemin un petit tas de bâtons de marche, avec un panneau qui disait : « servez-vous, ça vous aidera dans les endroits difficiles et glissants ». Surpris mais plutôt ravi, j’en pris un pour moi et en donnai un à Simon. Lui me suivait de près, ne disant rien, ne se plaignant même pas. En fin de compte, elle était très agréable cette balade nocturne avec mon frère. J’étais content de ne pas être tout seul. Et puis, c’était lui qui m’en avait parlé de ce vieil homme, il saurait quoi lui dire lui.
La montée dura une heure et demi, sur un sentier verglacé. Les sapins étaient hauts et couverts de neige. Certains ressemblaient même à des personnages, là pour nous encourager et nous montrer la direction dans cette forêt qui, après tout, était la leur. A quelques endroits, le chemin s'éloignait des arbres et nous donnait une vue magnifique sur la vallée éclairée par la lune. On s’arrêtait quelques minutes pour admirer, l’un à côté de l’autre, sans rien dire. Petit à petit, on commençait à apercevoir un peu plus clairement la maison du Joyeux Magicien. Ce qui, de loin, ne ressemblait qu’à un petit point de lumière, s’était transformé en une jolie maison illuminée par de nombreuses guirlandes multicolores. Une fois arrivés, je me suis même demandé si on ne s’était pas trompés. Est-ce qu'on n'était pas plutôt devant la maison du Père-Noël ?! Mais voilà, nous y étions.
« Vous devez être congelés mes petits ! Entrez, entrez donc ! »
Nous n’avons pas eu grand-chose de plus à faire pour annoncer notre arrivée, c’était comme si le Joyeux Magicien nous attendait déjà. Il nous ouvrit la porte et nous accueillit avec un grand bol de chocolat chaud et une tranche de pain d’épices qui sortait tout juste du four. L’espace d’un instant, ce fut comme si le temps s’était arrêté. J’étais dans cette belle maison avec mon frère, à côté d’un feu qui me réchauffait les os, et je dégustais le meilleur goûter de nuit au monde.
« Merci beaucoup monsieur
−Oh là là, appelez-moi Jojo s’il vous plait les enfants !
−Merci, Jojo !
−Que puis-je faire pour vous ?
−Et bien, c’est que notre mère ne va pas bien, et mon petit-frère
−Oui, le petit Simon, je sais
−… m’a parlé de vous. Mais vous le connaissez déjà je vois…
−Disons que nous sommes « en contact ». Mais toi aussi je sais bien qui tu es, je m’intéresse à toi aussi tu sais. Alors, qu’a-t-elle votre maman ?
−Elle reste couchée toute la journée, et souvent elle pleure. Elle ne mange pas beaucoup non plus, et on ne la voit presque plus rire.
−Ah oui, très bien, je vois. Bon, c’est pas bien méchant tout ça. Pour ça… oui… ça c’est pour l’étage -4, c’est sûr. Allez, venez avec moi. »
Il nous fit traverser le salon, puis une chambre, puis une autre pièce qui ressemblait à un bureau avec des livres et des dossiers partout, puis une salle de bain, puis encore une chambre, un grand hall donnant sur encore une salle de bain, une chambre de plus, et enfin il ouvrit une dernière porte qui donnait sur une sorte de grande boite en bois suspendue à une grosse corde. Il nous fit monter dedans et lorsqu'il fit tourner la manivelle, la descente commença. Elle dura environ dix minutes mais elle me sembla durer des heures, tellement il y avait de choses à voir. Cette maison était peut-être aussi profonde que la montagne elle-même ! L’une des faces de la boite était ouverte et on pouvait admirer le décor qui se déroulait sous nos yeux. Des centaines et des centaines de bouteilles et de bocaux en verre, partout, dans tous les recoins, sur des étagères, le long des murs, ou posées au sol des étages. Il y en avait de toutes les tailles, de toutes les couleurs, avec différentes sortes de bouchons et de couvercles. Mais ce qui m’étonna, c’est qu’elles avaient toutes l’air vides.
« -4. Bienvenue à l’étage des "Souvenirs d’Enfance" ! Je pense qu’on pourra trouver notre bonheur ici. Sinon, un petit tour au -2 chez les "Parfums Champêtres" pour compléter, et ça sera parfait ! »
Nous étions tellement ébahis que nous ne disions absolument rien. Nous avons simplement laissé le Joyeux Magicien parler, parler, parler, pour nous raconter l’histoire des collections infinies de ce qu’il appelait sa "Banque des Senteurs".
« Vous savez les enfants, il existe quelque chose de très simple. Au départ, ça n’a rien de magique, ça se passe même très naturellement. Ça semble devenir magique au fil du temps parce que les gens oublient que ça se passe, tellement c’est naturel ! Vous comprenez ? »
...
« Mmm… pas très clair mon histoire pour le moment… Bon, réfléchissez un instant, souvenez-vous, il y a une demi-heure, lorsque vous êtes arrivés chez moi, vous avez certainement été surpris par tout ce que vous avez vu. Ma maison, les guirlandes dehors, moi, puis le salon et toutes les pièces que vous avez vues ensuite. Mais, ce que vous n’avez pas forcément remarqué, c’est que ce que vous avez vu est accompagné d’odeurs. Vous vous souvenez de l’odeur des sapins dehors dans le froid ? Le feu de cheminée en rentrant ? Le chocolat chaud et le pain d’épices ? Eh oui ! Et bien, figurez-vous que ces odeurs, elles auront maintenant pour toujours la même importance dans votre tête que les images. En quelque sorte, ma Banque des Senteurs est comme un grand album photo qui se parcourt avec le nez ! Chaque bouteille ou pot est comme une photo qui rappelle des souvenirs aux gens.
−Waaaaouuuuhhh…
−He he ! Vous voyez, je vous l’avais dit, on ne s’en rend pas compte tellement c’est naturel, mais quand on y pense, c’est clair hein ?!
−Mais comment vous avez fait pour
−Ah ça ! Ce serait bien trop long à expliquer. Mais, ce que je peux vous dire, c’est que j’ai compris très jeune la force qu’ont les odeurs pour rendre les gens heureux. Alors j’ai décidé de consacrer ma vie à ça.
−Mais vous n’êtes pas un vrai magicien alors ? », dis-je, à la fois déçu de voir que rien de ce qu’il proposait n’impliquait de formule magique... et ravi d’en conclure que c’était par conséquent à la portée de tous.
−Qui sait… il suffit simplement d’y croire… et tu verras bien… »
Il nous laissa un petit moment pour penser à tout ce qu’il venait de nous dire. Simon avait un grand sourire aux lèvres. Tout à coup, je me dis que si ce « Jojo » était un magicien, mon Simon pouvait bien en être un aussi… Ce qui nous arrivait était incroyable, mais à ma grande surprise, je me rendis compte que j’avais commencé à y croire, moi aussi… la magie opérait…
« Bon, maintenant, mettons-nous au travail les enfants ! Pour la sélection des bocaux, je vais avoir besoin de votre aide. Il faut que vous me racontiez un peu la vie de votre maman, son enfance, mais aussi sa vie de tous les jours, ce qu’elle aime faire habituellement, etc…
−Maman elle est née ze ne sais où dans la Provence, là où il y a de la lavande partout, et son papa il était docteur, et sa maman elle était peintre, et aussi elle dit toujours que le meilleur fruit du monde c’est la mûre, parce qu'elle se mérite et… »
Simon ne s’arrêtait plus. Il s’était bien préparé ! Il raconta tout dans les détails, au point que moi aussi j’appris des choses au sujet de ma propre mère. Jojo écoutait avec un petit sourire et les sourcils froncés de la concentration. Puis au fur et mesure que Simon racontait, il commença à faire des allées et venues dans l’étage où nous étions, pour attraper fioles et bocaux. A la fin, il fit une dernière sélection parmi tout ceux qu’il avait rassemblés et nous en donna une dizaine. Les étiquettes indiquaient des noms précis et surprenants. "Garrigue au coucher du soleil du 8 juillet", "Cabinet médical en travaux en temps de canicule", ou encore "Cueillette de figues sous la pluie" et "Chaleur sous la couette au réveil les matins d’hiver"…
« C’est très simple, à partir de demain, chaque soir quand vous vous rassemblez autour d’elle, demandez-lui de fermer les yeux et ouvrez une bouteille devant elle. Pour la suite, faites-vous confiance, vous saurez très bien quoi faire. A présent, il vous faut repartir car la route est longue et le soleil va bientôt se lever les enfants.
−Attendez, z’ai moi aussi une petite demande à vous faire, vous savez…
−Oui, oui, je n’ai pas oublié. Ta petite fiole est là-haut, je l’ai préparée juste avant votre arrivée… De fait, elle n’a pas encore de nom, ce sera à toi de la baptiser. Allez, en route ! »
Il nous ramena jusqu’au salon, et, après des au revoir chaleureux et la promesse d’un retour prochain pour tout lui raconter, nous repartîmes. La route fut bien plus rapide qu’à l’aller. Dans la descente, grâce à l’aide des bâtons, ce fut facile. Le jour se levait tout doucement derrière les montagnes, et quelques lumières commençaient à s’allumer dans les maisons du village. Cette excursion nous avait tout de même épuisés et, à peine arrivés, nous allâmes nous écrouler dans nos lits, sans rien dire.
Le lendemain, nous étions tout excités à l’idée d’ouvrir une première bouteille. La journée sembla durer une éternité avant qu’enfin arrive le moment où nous allions pouvoir tous nous retrouver. Maman était particulièrement fatiguée et nous dit qu’elle voulait dormir.
« Attends encore deux petites minutes s’il te plait ! Simon et moi on a un cadeau pour toi.
−Les enfants, je crois que votre mère est vraiment épuisée ce soir, je suis sûre qu’elle sera très heureuse de voir votre cadeau demain.
−Maman, fais-nous confiance, on a préparé pour toi quelque chose qui te fera du bien, ça prendra zuste quelques minutes et après tu pourras dormir comme zamais… ».
Simon s’était approché tout près de son oreille pour lui parler. Et en même temps qu’il lui demandait de bien garder les yeux fermés, il me fit signe de m’approcher avec la bouteille et de l’ouvrir devant son nez. En un instant toute la chambre se remplit d’une nouvelle odeur que Simon et moi ne connaissions pas. Mais maman, elle, en fut si surprise et bouleversée qu’après avoir ouvert grand les yeux, s’être redressée pour s’assoir, elle se mit à pleurer, puis à rire si mélodieusement, d’un rire que je n’avais jamais entendu auparavant. Un rire qui devint très vite contagieux. Nous étions là, tous les quatre à rire sans pouvoir s’arrêter, dans cette odeur de "Garrigue au coucher du soleil du 8 juillet".
« Mais, mes amours, comment avez-vous fait ce miracle ? Comment avez-vous fait pour me redonner les soirs d’anniversaire de mon enfance ?
−Ah ça ! Ce serait bien trop long à expliquer », dis-je en reprenant exactement les mots de Jojo. « Et il y en aura plus les jours à venir, alors maintenant dodo ! »
Les jours qui suivirent furent mémorables. Chaque soir, nous nous retrouvions et à chaque nouvelle odeur, maman nous racontait des histoires, des souvenirs. Il y eut même des souvenirs pour nous, puisque certaines odeurs nous ramenèrent à des moments partagés avec elle. Elle avait retrouvé le sourire, et elle était sortie de son lit en très peu de temps ! Un miracle, oui, la Vraie Magie vous dis-je… Elle décida que nous continuerions ces soirées de partage, aussi longtemps que nous aurions des histoires de senteurs précieuses à nous raconter. Et à vrai dire, ça continue encore, même si mon frère et moi avons grandi, car des odeurs il y en a partout, tout le temps, c’est une source intarissable !
Un de ces soirs-là, au moment d’aller se coucher, Simon vint dans ma chambre :
« Ze voulais te remercier, de m’avoir écouté, de m’avoir laissé t'accompagner, de
−Non, c’est moi qui te remercie. Je sais que je n’ai pas toujours été très tendre avec toi et
−C'est bon. Maintenant, tais-toi et ferme les yeux… »
En une inspiration, mon magicien de frère venait de me faire revivre tout le chemin que nous avions fait ensemble deux semaines plus tôt. Tout y était ! Le froid, les sapins, la terre gelée, même l’odeur des pulls qu’on avait sortis du sac pour se couvrir un peu plus en chemin. Et aussi évidemment le feu de cheminée, le chocolat chaud et le pain d’épices…
« Waouh… Alors la petite fiole que Jojo t’as donnée, elle était pour moi hein ?
−Oui… Et ze l’ai baptisée "Amour Fraternel". »
Et voilà mon histoire ! Après, nous sommes retournés souvent voir Jojo. Il nous a raconté des tas d’histoires, nous a expliqué comment il récoltait les odeurs, comment il les choisissait pour aider les gens. Aujourd’hui, Simon et moi avons pris la relève pour continuer d’apporter de nouvelles odeurs. Vous aussi vous pouvez essayer. C’est très facile. Fermez les yeux, retrouvez vos souvenirs heureux, vos moments quotidiens joyeux, et leurs odeurs associées. Et pour que la magie opère, c'est très simple : il suffit simplement d’y croire…




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